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IPv6

November 16th, 2008 No comments

Ces derniers temps on entend de plus en plus parler d’IPv6, notamment en France.
On peux voir à cela plusieurs explication :

  • Le déploiement d’IPv6 par Free;
  • Un plan d’action de l’Europe, assez ambitieux, en faveur d’IPv6 (je vous recommande la lecture de ce document de la commission européenne qui est très bien documenté);
  • Une récente présentation de Google sur des statistiques d’accès a Google en IPv6.

On peux donc lire en ce moment pas mal d’articles sur IPv6. Malheureusement même si les informations de base, tel que le nombre d’IPv6 qui existent, sont justes ; on peut aussi lire beaucoup de bêtises (comme le fait qu’IPv6 introduit des problèmes de sécurité.) ! Je vous propose donc un petit tour d’IPv6.

Pourquoi doit-on passer rapidement à IPv6 ?

Car IPv4 ne comporte que 4 294 967 296 adresses IP, dont seulement environ 3 730 millions utilisables sur internet. Donc moins de 4 milliards d’IP pour plus de 6 milliards de personnes. Il y a forcement un problème, d’autant plus que de nos jours, un téléphone portable à une IP, votre ordinateur à une IP, etc. Demain votre frigo aura une IP.

En réalité, nous manquons déjà d’IPv4 mais des mécanismes comme le NAT permettent de ne faire utiliser à plusieurs équipements qu’une seule et même IPv4 sur Internet.

Les estimations s’accordent sur le fait que l’IANA, qui attribue des grands blocs d’IPv4 au RIR, qui eux attribuent des petits blocs aux fournisseurs d’accès, aura attribué tous les blocs d’IPv4 début 2011.
Les RIR (il y en a, grossièrement, un par continent), ne pourront plus attribuer de bloc entre début 2012 et fin 2012.

L’IPv6 à des adresses 4 fois plus longues d’IPv4, ce qui donne 3,4 x 10^38 IP, dont environ 4,2 x 10^37 utilisables sur Internet. De quoi voir venir et donner une IPv6 à votre pot de Nutella.

Si cette pénurie d’IPv4 est un des points principaux qui poussent à l’adoption rapide d’IPv6 ce dernier règle aussi quelques défauts d’IPv4 et offre certaines nouvelles fonctionnalités techniques.

Qui utilise IPv6 ?

Pour le moment, très peu de monde. Une étude récente de Google, un site assez incontournable pour que ces statistique soient fiables, permet de dire que peu de monde utilise IPv6. La France se distingue, grâce à Free, qui est un des rares fournisseurs d’accès pour particuliers qui fournit des IPv6 à ses clients. D’une manière général l’IPv6 est utilisé sur les réseaux universitaires et par les “geek”.

Les statistiques de trafic IPv6 du point d’échange d’Amsterdam (AMS-IX) permettent de constater une augmentation conséquente du trafic IPv6 depuis avril.

Quels sont les freins du déploiement d’IPv6 ?

Il y a 4 points principaux :

  • Peu de fournisseurs d’accès fournissent des IPv6 à leurs clients. Ceci n’empêche pas d’utiliser IPv6 pour autant grâce à des mécanismes comme 6to4, ISATAP ou Teredo.
  • Les sites web disponibles en IPv6 sont rares, il y a donc peu de contenu disponible en IPv6. Les utilisateurs qui disposent d’IPv6 ne peuvent donc l’utiliser que rarement.
    Il y a 3 raisons à cela :
  • Peu d’hébergeurs offrent une connectivité IPv6
  • Les entreprises ne voient pas l’intérêt de dépenser de l’argent pour fournir du service en IPv6
  • Dans certain cas où l’IPv6 des postes utilisateurs sont mal configurés (~27% des utilisateurs d’IPv6 selon Google), proposer de l’IPv6 va ralentir la connexion de la personne au site (le temps de repasser en IPv4) voire même empêcher l’accès au site en question (si l’application ne repasse pas en IPv4). C’est pour cela que généralement les sites disponibles en IPv6 le sont à l’adresse ipv6.domaine.tld.
  • Les équipements réseau de niveau 2 et firewall qui permettent de sécuriser correctement l’accès à un réseau IPv6 ne sont pas vraiment prêts.
  • Les administrateurs réseau connaissant IPv6 se résument à une poignée de personnes.

Il y a encore quelques années, le non support d’IPv6 par les applications était un frein majeur. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, car les applications les plus courantes prennent correctement en charge IPv6.

Quels sont les nouveautés d’IPv6 ?

Outre un plus grand nombre d’adresse IP, IPv6 apporte principalement les améliorations suivantes :

  • Une configuration automatique des adresses grâce à un mécanisme intégré dans ICMPv6
  • Des adresses, non routées, locales au niveau 2.
  • Le support d’IPSEC nativement. Cela permet de gèrer la sécurité de la transmission de l’information à plus bas niveau.
  • IPv6 permet nativement la mobilité (MIPv6/NEMO). Cela veut dire que l’on peut changer de réseau sans pour autant perdre les connexions en cours en annonçant son changement d’IP. On peut aussi continuer d’utiliser son IP habituelle. Ce mécanisme est très complexe et peu d’implémentations existent pour le moment
  • IPv6 réduit l’effort nécessaire aux équipements réseaux pour transmettre les données. Il n’y a notamment plus de checksum à recalculer, ni de fragmentation à faire.
  • IPv6 permet des paquets de taille plus grande qu’IPv4. Si cela n’a pas d’impact sur la majorité des réseaux (Ethernet), cela améliore les performances de certain réseaux à haute performance.
  • IPv6 permet d’avoir des adresses anycast. Ceci permet d’avoir plusieurs machines avec la même IP. Cela introduit des notions de haute disponibilité/load balancing nativement.

Quels sont les principaux problèmes d’IPv6 ?

  • La configuration automatique des adresses IPv6 ne permet pas de configurer automatiquement les DNS. De ce fait, une machine en IPv6 seule, doit soit renseigner manuellement ses DNS ; soit utiliser DHCPv6 pour configurer les DNS. Des travaux sont en cours pour pouvoir attribuer les DNS automatiquement. (voir RFC4339 et RFC5006)
  • IPv6 soulève des questions de vie privée, en effet, l’auto configuration se base sur l’adresse MAC de la machine ce qui permet de tracer assez facilement une machine physique en fonction de son IP, et donc un utilisateur.
  • On trouve certaines erreurs de configuration dues à les négligences du maintien opérationnel d’IPv6 (DNS qui pointe sur des IP qui n’existent plus par exemple) ou à des restes de tests.

Nouveaux usages liés à IPv6

Revenons à notre pot de Nutella. Il est probable que dans un futur proche, des puces type RFID intègrent IPv6. En effet il est possible de faire fonctionner IPv6 avec seulement 11Ko de code. De telles puces sur des produits courants comme les produits alimentaires offrent des possibilités telle que l’inventaire automatique dans une grande surface, ou chez vous, pour savoir ce qui vous manque et donc quoi commander. Les adesses locales (non routées, donc pas sur Internet) sont bien adaptés à ce genre d’usage.

SHIM6 est un moyen, encore à l’étude, qui permettrait à un site multihomé (ayant plusieurs fournisseurs d’accès internet) de conserver les connexions en cours lors de la bascule d’un fournisseur vers un autre.

Plus d’informations ?

Pour en savoir plus je vous invite à lire ce livre qui est une référence dans son domaine, cet article et ce document de la Direction centrale de la sécurité des systèmes d’information du Secrétariat Général de la Défense Nationale.

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SquirrelFish eXtreme : Chrome Killer

September 21st, 2008 No comments

Sur le blog du développement du webkit on peut lire l’annonce de SFX, une grosse optimisation du moteur JavaScript SquirrelFish.

Selon http://summerofjsc.blogspot.com/2008/09/squirrelfish-extreme-has-landed.html ou http://www.satine.org/archives/2008/09/19/squirrelfish-extreme-fastest-javascript-engine-yet/ le moteur du webkit est ainsi plus rapide que le V8 de Chrome.

Pour ceux qui voudraient des résultats plus détaillés fait sur mon mac :

Le résultat de SquirrelFish (Safari 4 DP) ici
Le résultat de SquirrelFisheXtreme (webkit du 20 septembre 2008) ici
Le résultat de FireFox 3.0.1 ici

Pour comparaison des résultats fait sous Windows :

Le résultat de FireFox 3.0.1 ici
Le résultat de Chrome ici

Sous windows Chrome est 1.54 fois plus rapide que FireFox, sur Mac SFX est 3.03 fois rapide rapide que FireFox.

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Google Box

July 14th, 2008 2 comments

Je vous ai déjà parlé de ma vision de l’information de demain où tous les PC seraient uniquement dotés d’un navigateur pour aller charger son bureau virtuel sur Internet avec ses applications online.

Chaque mois apporte sont lots de nouveautés et rend la chose de plus en plus possible. Quand on voit des choses comme Photoshop Express on peut vraiment se poser la question “Quel application ne peut-on pas rendre disponible online”

Aujourd’hui Google permet de lire et écrire des emails, gèrer des documents bureautique, avoir un agenda, organiser ses photos, garder un oeil sur les nouvelles fraiches, discuter avec vos amis, se déplacer, s’occuper de ses sous, partager vos videos (ici et la), etc.

Bref, Google permet de faire online la totalité des choses que font une grande majorité des gens avec leurs ordinateurs. Alors à quand une Google Box ?

La chose pourrait ressembler à ca. Quand on voit que cela à presque 2 ans et qu’à l’époque le cout était de moins de 100 USD on peut assez facilement imaginer ce que pourrait donner aujourd’hui ce concept simplifier et avec des composants modernes tel que l’Atom d’Intel.

Google pourrait donc bien proposer un PC à un prix imbatable. Vous n’auriez qu’à le brancher à Internet pour accèder à votre bureau virtuel (“iGoogle 2”) vous permettant d’utiliser toutes les gApps.

Alors après le Téléphone jetable de Bic/Orange à quand le PC jetable by Bic/Google ?

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Roland Garros

May 25th, 2008 No comments

Je ne vais pas vous parler de tennis mais de site web, du site web de Roland Garros.

Pourquoi ? Car selon moi c’est un exemple à suivre. Le site d’année en année sait évoluer techniquement (arrivée de la video, de flash, …) tout en gardant une présentation proche qui ne laisse par le visiteur perdu dans les menus.

Le site est plein d’informations, que l’on trouve très très rapidement sans devoir chercher 1/2 heure ce que l’on cherche. Il se charge avec un vitesse assez impressionnante malgrè l’utilisation de JavaScript/Flash.

Je vous invite donc à le visiter 🙂

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Adobe Air, Web 3.0 ?

March 26th, 2008 2 comments

La sortie d’Adobe (à prononcer Adobi, pour faire hipe) AIR officiellement disponible depuis le 25 mars me permet de faire un petit retour sur ce post de septembre dernier ou je parlais de l’éventualité d’applications web light intégrées sur des clés USB pour consulter (offline) les données que le site aurait stockés sur la dite clé.

Depuis septembre les choses ont évolué sur le marché des télécoms, notamment grâce à l’iPhone ou à l’EeePC.
Ainsi au vu de la baisse de tarif des offres Internet 3G le “mode offline” risque bien d’être quelques chose que les nourrissons d’aujourd’hui ne connaitront jamais.

Revenons à nos moutons : les DRIA pour Desktop Rich Internet Application. Les RIA sont bien connues du plus grand nombre. La plus célèbre est sans doute Gmail, massivement basé sur JavaScript/AJAX. Depuis quelques mois d’autres technologies permettent de faire des RIA. Flex de Macromedia (racheté par Adobe), JavaFx de sun et plus récemment Silverlight de Microsoft.

Ces technologies sont encore peu répandues et il y a relativement peu de chance que vous ayez les plugins qui y correspondent installés sur votre machines.

AIR, je parlais de AIR, il s’agit donc d’un environnement qui permet d’exécuter une RIA sans navigateur, la RIA devient alors une DRIA. AIR est basé sur Flash, Flex, HTML et JavaScript (AJAX (Asynchronous Javascript And XML)). Il est donc assez souple et permet a Adobe d’avoir une longueur d’avance sur la concurrence mais surement pas pour longtemps.

Les technologies Flex & co offrent une API plus riche et surtout plus haut niveau que JavaScript qui n’a pas été conçu à l’heure du Web 2.0. Il en résulte qu’une RIA JavaScript est très vite complexe la ou Flex & co permettent de gerer les actions et modifications graphiques bien plus simplement.

AIR permet donc d’avoir une application autre qu’un navigateur pour aller sur le Web. Outre l’intérêt commercial de remplacer le Web historiquement basé sur des standards ouvert pas des technologies propriétaires cela permet de créer des “super widget” hautements configurables.
Aujourd’hui peut d’application AIR existe. Ebay est un des seuls sites grand public à proposer une application AIR.
Une liste d’application Air est disponible ici : http://www.adobe.com/products/air/showcase/

Reste qu’il faut avoir le runtime AIR installé sur la machine.
Le temps nous dira si le concept fonctionne, il reste aussi à voir si des applications vont vraiments tirer tous le potentiel qu’offre AIR par rapport un navigateur traditionnel.

Ci-dessous une petite vidéo qui montre quelques applications AIR.

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