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Archive for November, 2008

Update iPhone 2.2

November 23rd, 2008 2 comments

La version 2.2 de l’iPhone peut maintenant être jailbreaker.

Comme habituellement 2 solutions sont possibles, PwnageTool et QuickPwn.
La première modifie le firmware avant de l’envoyer dans l’iPhone. La seconde le modifie alors qu’il est déjà sur l’iPhone.
La première solution demande une restauration de l’iPhone ce qui supprime purement et simplement son contenu. Cela oblige donc à restaurer la sauvegarde depuis iTunes une fois l’opération faite, resynchroniser les données, musiques, …, réinstaller ses logiciels non installés via AppStore, etc.
C’est assez pénible et je voulais éviter cela !

J’ai donc fait une mise à jour de mon iPhone v1 via iTunes. Ceci ne nécessite pas une réactivation ni un  rédesimlockage si vous étiez au moins en version 2.0.1 précédemment.

Important pour les possesseurs d’iPhone 3G : le tuto fonctionne aussi sur un iPhone 3G, cependant, si vous comptez un jour pouvoir le desimlocker il ne faut pas faire la mise à jour via iTunes).

Première étape, lancer Cydia, faites toutes les mises à jour disponibles et installez le logiciel AptBackup, le lancer et effectuer le backup.
Seconde étape, faire une synchronisation de l’iPhone avec iTunes.
Troisième étape, faire la mise à jour normalement via iTunes.

Une fois la mise à jour installée votre iPhone reste complètement utilisable tel quel car le firmware du modem n’as pas été modifié par iTunes, mais il n’est plus jailbreaké et vos applications installées via cydia ne sont plus la.

Il reste alors à faire un jailbreak avec QuickPwn 2.2.
Au redémarrage lancez Cydia pour installer OpenSSH.

Connectez vous en SSH à l’iPhone (le mot de passe root à été réinitialisé à “alpine”, pensez à modifier le mot de passe des utilisateurs root et mobile) puis tapez la commande “cd /var/stash/; ls -l”
Vous devriez voir notamment 2 ou 3 dossiers, Applications/ (pas dans tous les cas), Applications.XXXXXX/ et Applications.YYYYYY ou XXXXXX et YYYYYY vaut une valeur aléatoire.

Reperez, entre  Applications.XXXXXX et  Applications.YYYYYY le dossier avec la date la plus récente.
Par la suite Applications.XXXXXX désignera le dossier le plus récent et Applications.YYYYYY le plus ancien.

Tapez ensuite: “cp -pr Applications.XXXXXX/*  Applications.YYYYYY/; mv Applications.XXXXXX Applications.XXXXXX.OLD; mv Applications.YYYYYY Applications.XXXXX; mv Applications.XXXXXX.OLD Applications.YYYYYY” et enfin “rm /var/mobile/Library/Caches/com.apple.mobile.installation.plist”
Redémarrez votre iPhone, vous devriez maintenant voir vos anciennes applications. Pour parfaire le tout, lancez AptBackup pour effectuer une restauration.
Et voilà ! votre iPhone est à jour. Et vos anciennes applications, installées à la main ou via Cydia sont de nouveau là.
Cette façon de procéder permet de conserver les applications installées à la main, de conserver les préférences des applications etc.

Pour les plus curieux, il est quand même nécessaire de réinstaller les applications installées avec cydia (ce que fait aptbackup) pour reconstruire sa base d’applications installées qui est perdue avec la mise à jour. La suppression du fichier de cache force springboard à réindexer toutes les applications présentes.
Si vous utilisez Catégories, tout se passe bien aussi, les applications restent bien dans leurs dossiers 🙂

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IPv6

November 16th, 2008 No comments

Ces derniers temps on entend de plus en plus parler d’IPv6, notamment en France.
On peux voir à cela plusieurs explication :

  • Le déploiement d’IPv6 par Free;
  • Un plan d’action de l’Europe, assez ambitieux, en faveur d’IPv6 (je vous recommande la lecture de ce document de la commission européenne qui est très bien documenté);
  • Une récente présentation de Google sur des statistiques d’accès a Google en IPv6.

On peux donc lire en ce moment pas mal d’articles sur IPv6. Malheureusement même si les informations de base, tel que le nombre d’IPv6 qui existent, sont justes ; on peut aussi lire beaucoup de bêtises (comme le fait qu’IPv6 introduit des problèmes de sécurité.) ! Je vous propose donc un petit tour d’IPv6.

Pourquoi doit-on passer rapidement à IPv6 ?

Car IPv4 ne comporte que 4 294 967 296 adresses IP, dont seulement environ 3 730 millions utilisables sur internet. Donc moins de 4 milliards d’IP pour plus de 6 milliards de personnes. Il y a forcement un problème, d’autant plus que de nos jours, un téléphone portable à une IP, votre ordinateur à une IP, etc. Demain votre frigo aura une IP.

En réalité, nous manquons déjà d’IPv4 mais des mécanismes comme le NAT permettent de ne faire utiliser à plusieurs équipements qu’une seule et même IPv4 sur Internet.

Les estimations s’accordent sur le fait que l’IANA, qui attribue des grands blocs d’IPv4 au RIR, qui eux attribuent des petits blocs aux fournisseurs d’accès, aura attribué tous les blocs d’IPv4 début 2011.
Les RIR (il y en a, grossièrement, un par continent), ne pourront plus attribuer de bloc entre début 2012 et fin 2012.

L’IPv6 à des adresses 4 fois plus longues d’IPv4, ce qui donne 3,4 x 10^38 IP, dont environ 4,2 x 10^37 utilisables sur Internet. De quoi voir venir et donner une IPv6 à votre pot de Nutella.

Si cette pénurie d’IPv4 est un des points principaux qui poussent à l’adoption rapide d’IPv6 ce dernier règle aussi quelques défauts d’IPv4 et offre certaines nouvelles fonctionnalités techniques.

Qui utilise IPv6 ?

Pour le moment, très peu de monde. Une étude récente de Google, un site assez incontournable pour que ces statistique soient fiables, permet de dire que peu de monde utilise IPv6. La France se distingue, grâce à Free, qui est un des rares fournisseurs d’accès pour particuliers qui fournit des IPv6 à ses clients. D’une manière général l’IPv6 est utilisé sur les réseaux universitaires et par les “geek”.

Les statistiques de trafic IPv6 du point d’échange d’Amsterdam (AMS-IX) permettent de constater une augmentation conséquente du trafic IPv6 depuis avril.

Quels sont les freins du déploiement d’IPv6 ?

Il y a 4 points principaux :

  • Peu de fournisseurs d’accès fournissent des IPv6 à leurs clients. Ceci n’empêche pas d’utiliser IPv6 pour autant grâce à des mécanismes comme 6to4, ISATAP ou Teredo.
  • Les sites web disponibles en IPv6 sont rares, il y a donc peu de contenu disponible en IPv6. Les utilisateurs qui disposent d’IPv6 ne peuvent donc l’utiliser que rarement.
    Il y a 3 raisons à cela :
  • Peu d’hébergeurs offrent une connectivité IPv6
  • Les entreprises ne voient pas l’intérêt de dépenser de l’argent pour fournir du service en IPv6
  • Dans certain cas où l’IPv6 des postes utilisateurs sont mal configurés (~27% des utilisateurs d’IPv6 selon Google), proposer de l’IPv6 va ralentir la connexion de la personne au site (le temps de repasser en IPv4) voire même empêcher l’accès au site en question (si l’application ne repasse pas en IPv4). C’est pour cela que généralement les sites disponibles en IPv6 le sont à l’adresse ipv6.domaine.tld.
  • Les équipements réseau de niveau 2 et firewall qui permettent de sécuriser correctement l’accès à un réseau IPv6 ne sont pas vraiment prêts.
  • Les administrateurs réseau connaissant IPv6 se résument à une poignée de personnes.

Il y a encore quelques années, le non support d’IPv6 par les applications était un frein majeur. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, car les applications les plus courantes prennent correctement en charge IPv6.

Quels sont les nouveautés d’IPv6 ?

Outre un plus grand nombre d’adresse IP, IPv6 apporte principalement les améliorations suivantes :

  • Une configuration automatique des adresses grâce à un mécanisme intégré dans ICMPv6
  • Des adresses, non routées, locales au niveau 2.
  • Le support d’IPSEC nativement. Cela permet de gèrer la sécurité de la transmission de l’information à plus bas niveau.
  • IPv6 permet nativement la mobilité (MIPv6/NEMO). Cela veut dire que l’on peut changer de réseau sans pour autant perdre les connexions en cours en annonçant son changement d’IP. On peut aussi continuer d’utiliser son IP habituelle. Ce mécanisme est très complexe et peu d’implémentations existent pour le moment
  • IPv6 réduit l’effort nécessaire aux équipements réseaux pour transmettre les données. Il n’y a notamment plus de checksum à recalculer, ni de fragmentation à faire.
  • IPv6 permet des paquets de taille plus grande qu’IPv4. Si cela n’a pas d’impact sur la majorité des réseaux (Ethernet), cela améliore les performances de certain réseaux à haute performance.
  • IPv6 permet d’avoir des adresses anycast. Ceci permet d’avoir plusieurs machines avec la même IP. Cela introduit des notions de haute disponibilité/load balancing nativement.

Quels sont les principaux problèmes d’IPv6 ?

  • La configuration automatique des adresses IPv6 ne permet pas de configurer automatiquement les DNS. De ce fait, une machine en IPv6 seule, doit soit renseigner manuellement ses DNS ; soit utiliser DHCPv6 pour configurer les DNS. Des travaux sont en cours pour pouvoir attribuer les DNS automatiquement. (voir RFC4339 et RFC5006)
  • IPv6 soulève des questions de vie privée, en effet, l’auto configuration se base sur l’adresse MAC de la machine ce qui permet de tracer assez facilement une machine physique en fonction de son IP, et donc un utilisateur.
  • On trouve certaines erreurs de configuration dues à les négligences du maintien opérationnel d’IPv6 (DNS qui pointe sur des IP qui n’existent plus par exemple) ou à des restes de tests.

Nouveaux usages liés à IPv6

Revenons à notre pot de Nutella. Il est probable que dans un futur proche, des puces type RFID intègrent IPv6. En effet il est possible de faire fonctionner IPv6 avec seulement 11Ko de code. De telles puces sur des produits courants comme les produits alimentaires offrent des possibilités telle que l’inventaire automatique dans une grande surface, ou chez vous, pour savoir ce qui vous manque et donc quoi commander. Les adesses locales (non routées, donc pas sur Internet) sont bien adaptés à ce genre d’usage.

SHIM6 est un moyen, encore à l’étude, qui permettrait à un site multihomé (ayant plusieurs fournisseurs d’accès internet) de conserver les connexions en cours lors de la bascule d’un fournisseur vers un autre.

Plus d’informations ?

Pour en savoir plus je vous invite à lire ce livre qui est une référence dans son domaine, cet article et ce document de la Direction centrale de la sécurité des systèmes d’information du Secrétariat Général de la Défense Nationale.

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